Blog d'information des habitants de Saint Selve sur le projet LGV dans le Sud Gironde

BORDEAUX, 7 juin (Reuters) - Les viticulteurs des appellations bordelaises Graves partent en guerre contre le tracé de la ligne à grande vitesse (LGV) entre Bordeaux, Toulouse et l'Espagne, qui coupe leur vignoble en deux.
Le syndicat viticole indique dans un communiqué publié lundi que les viticulteurs réunis en assemblée générale ont rejeté "fermement" ce tracé" et regretté que leur proposition qui évitait leur vignoble et avait été jugée apte par Réseau ferré de France (RFF) n'ait pas été pris en compte.
Dans cette motion, les producteurs de cette AOC célèbre du Bordelais "donnent mandat à leur conseil d'administration et à son président de continuer à s'opposer au tracé retenu par tous moyens y compris par voies de justice".
Les viticulteurs des Graves se disent "persuadés que leur activité millénaire peut coexister avec les ouvrages modernes de transport à condition que leur terroir d'AOC, partie intégrante du patrimoine de la France, ne soit plus considéré avec mépris comme un simple espace libre pour tout aménagement".
Le Comité de pilotage de la LGV (COPIL) a présenté le 31 mai dernier le couloir de 1.000 mètres dans lequel seront inscrits les tracés depuis Bordeaux en direction de l'Espagne et de Toulouse.
(Claude Canellas, édité par Yves Clarisse)
Source EUROINVESTOR.FR
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| 8 juin 2010 08h05 | Par Axelle Maquin-Roy |
Le syndicat des Graves a donc voté une motion lors de son assemblée générale du 3 juin dernier, dans laquelle « les viticulteurs […] rejettent fermement le fuseau de passage » et « assurent de leur entier soutien leurs collègues et propriétaires dont les exploitations risquent d'être amputées et déstructurées ».
Ralentir à défaut de stopper
Si le président des Graves n'exclut pas « une mobilisation plus spectaculaire », c'est pour l'heure sur un terrain juridique que le syndicat entend mener bataille. « On va étudier toutes les failles pour ralentir et bloquer si on le peut ce dossier ». Dominique Haverlan parle même de « guérilla juridique » pour « mettre en difficulté le bon déroulement de ce dossier ».
Pour autant, et comme le rappelle la motion, les viticulteurs de cette AOC ne sont pas opposés à la LGV et se déclarent « persuadés que leur activité millénaire peut coexister avec les ouvrages modernes de transport, à condition que leur terroir d'AOC […] ne soit plus considéré avec mépris comme un simple espace libre pour tout aménagement ». Pour Dominique Haverlan, il est clair que le tracé dit « de la viticulture », plus au droit de l'autoroute, était écarté avant même d'être étudié et « les chiffres de son surcoût (NDLR. + 50 millions d'euros par rapport au tracé est) ne sont pas réalistes ».
Au-delà de cette action ciblée contre le tracé, il convient au syndicat de « voir comment se battre pour sauver notre territoire face aux projets de contournements, de déviations » qui ne manqueront pas de marquer l'aménagement du territoire les prochaines décennies.
Source SUD OUEST