Blog d'information des habitants de Saint Selve sur le projet LGV dans le Sud Gironde
Fraîchement bouclé, le rapport sur le calendrier de réalisation et de financement du Grand Paris Express vient d'être remis au gouvernement. Ce métro automatique, promis pour 2025 par Nicolas Sarkozy, est conçu pour désengorger l'ensemble de la région parisienne. À la lecture du rapport, la déglutition s'avère difficile. Le projet est évalué à 30 milliards d'euros, soit 10 milliards de plus que l'enveloppe initiale. Trois phases sont proposées : 2026, 2030 ou 2040. Jean-Marc Ayrault devrait rendre ses arbitrages en février prochain. Mais on sait d'ores et déjà l'essentiel. L'estimation de départ était fantaisiste. Elle avait été calculée dans le but de rendre financièrement présentable le projet politique.
Décisif pour l'avenir de l'Île-de-France, cet épisode a aussi valeur d'exemple à l'échelon national. Les projets d'infrastructures de transport sont légion dans le pays. Publié à l'automne 2011 à l'état de projet, un « schéma national » (SNIT) les liste dans une perspective à vingt ou trente ans : 28 développements ferroviaires, 11 projets portuaires, 3 créations de voies d'eau à grand gabarit et 28 nouvelles routes d'intérêt national y sont déclinés (le métro francilien vient en sus). S'y ajoute le désormais célèbre projet de transfert de l'aéroport de Nantes à Notre-Dame-des-Landes, au nord de l'agglomération. Montant total de la douloureuse : 245 milliards d'euros, selon le calcul effectué par l'administration. À titre de comparaison, c'est plus de 200 fois le coût de l'autoroute A65 Langon-Pau.